Periodico di approfondimento del Centro Studi Nuovo Millennio
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Culture et école : Introduction de l’enseignement du patois francoprovençal dans les écoles de la Région

Il y a quelque jours que nous vous avons présenté l’interview à l’Assesseur Laurent Vièrin, ou il expliquait son rêve d’introduire le patois dans les écoles valdotaines. Et bien, ça n’est plus seulment un rêve nais, selon l’Assessorat il s’agit d’une nécessitée fondamental et urgent, afin de préserver et de valoriser la « langue du cœur » de la Vallée d’Aoste. Et c’est pour ça que on décidé de planifier l’introduction de l’enseignement du patois francoprovençal dans les écoles de la Région, à partir de 2012, dans le cadre l’élargissement de l’offre de formation. Laurent Vièrin nous avait dit que l’introduction du patois a coté du français et de l’anglaise, parmi des cours volontaires, il été un moyen de promouvoir ce patrimoine culturel pour les valdotaines et aussi pour ceux qui viennent de l'extérieur de la vallée. Afin de répartir équitablement les possibilités au niveau du territoire et de la diversité linguistique, mais aussi de refléter les différentes variétés de patois, les cours seront proposés dans un premier temps par trois institutions scolaires situées l’une en haute Vallée, l’autre en basse Vallée et la troisième, dans la plaine d’Aoste. Et voila ce qu’il a dit l’Assesseur Laurent Viérin : « Par cette opération nous entendons ajouter un élément fondamental aux actions engagées au fil des ans pour promouvoir et valoriser le patois et les langues minoritaires de la Vallée d’Aoste, et transmettre celles-ci avant tout aux jeunes générations qui sont porteuses d’avenir, par le biais de leur principal milieu de formation, c’est-à-dire l’école. D’où les différents projets soutenus ou lancés par l’Assessorat au cours des cinq dernières années, à savoir : le Concours Cerlogne, les Journées de la civilisation valdôtaine, l’École populaire de patois, les bains de langue, la première messe en patois, le théâtre populaire, les diverses productions audiovisuelles, des manifestations telles que la première Rencontre des petits patoisants, de nombreuses publications, comme le Dichonnero di petsou patoisant et la toute dernière nouveauté, le roman-photo en patois, mais aussi les dernières initiatives destinées à faire connaître le patois aux enfants d’âge préscolaire, avec le Projé Popon et, enfin, une initiative fondamentale, le lancement de la procédure de reconnaissance du patois comme patrimoine de l’humanité. Le patois entre à plein titre dans l’offre scolaire et cela représente pour nous un événement historique, la reconnaissance de cette langue fondamentale, qui constitue un trésor à sauvegarder et à transmettre aux jeunes aussi bien qu’un élément d’intégration. Selon la nouvelle conception de la langue que nous proposons, celle-ci devient un facteur d’union et non de division, car elle constitue un patrimoine pour toute la communauté et l’un de ses éléments fondateurs, même pour ceux qui entrent en contact pour la première fois avec notre « langue du cœur ». La connaissance du patois est essentielle pour faire partie intégrante de la communauté valdôtaine et pour partager les valeurs culturelles que les langues de cette communauté expriment si bien. Car l’épanouissement des jeunes ne passe pas seulement par la connaissance des langues européennes et des nouvelles technologies : il ne peut qu’être enrichi par l’apport de notre patois qui, s’il venait à s’éteindre en Vallée d’Aoste, pourrait bien disparaître totalement. Au cours de cette première phase expérimentale, certaines institutions scolaires proposeront des cours de francoprovençal facultatifs, dans le cadre de leur offre de formation. Sur la base des résultats de cette expérience, nous pourrons planifier une extension graduelle de l’initiative à l’ensemble du territoire régional – conclut l’Assesseur Viérin. - En vue du lancement de ce projet, l’Assessorat a constitué un groupe de travail, composé d’experts, dont les compétences vont du patois francoprovençal à l’enseignement, mais touchent aussi au secteur scolaire en général. Ce groupe a pour mission de mettre en œuvre les stratégies les plus appropriées afin d’atteindre l’objectif fixé. Je tiens à redire ici que le patois francoprovençal fait partie intégrante et incontournable du patrimoine linguistique et culturel de la Vallée d'Aoste ; qu’il constitue le pilier principal de l'identité de notre région ; que dans notre société multiculturelle et plurilingue, il représente de plus en plus un élément d’ouverture, d’agrégation et d’intégration et que, de ce point de vue, il est indispensable de le protéger, de le mettre en valeur et de le diffuser, notamment chez les jeunes et, donc, à l’école. »

Michele Peyretti